Etienne

Etienne

M'intéressant de près, et depuis plusieurs années, à la communication digitale et passionné par le gout de la liberté que procure l'entrepreneuriat, j'ai lancé plusieurs projets d'entreprise dont une agence de communication (ad-sum.com). Ayant intégré Forum en 2017, je m'investis aujourd'hui bien volontiers dans le pôle communication.

Le digital est-il nécessairement l'avenir de la prospérité ?

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Le mercredi 25 janvier 2017 nous avons eu le plaisir de recevoir à emlyon business school Madame Françoise Benhamou, membre du cercle des Économistes ; Madame Benedicte Tassart, journaliste et chef du service Economie-Social de RTL ; Monsieur Nicholas Vieuxloup, co-président du Social Media Club ; et Monsieur Gregory Giovannone, président et co-fondateur de PermiGo. Ces invités sont venus dans le cadre d’une conférence co-organisée par Forum et le Cercle des Économistes sur le digital et l’avenir de la prospérité. Le but de la conférence était de débattre sur la « révolution numérique » et son impact dans le monde, et de proposer des idées dans le but de réconcilier cette révolution numérique avec la prospérité.

Six étudiants issus de diverses écoles, Théo Masala de Lyon II, Audrey Sokolo de l’IEP de Lyon et Simon Rossi, Gustave Dodart, Grégoire Hinterlang et Flavien Chervet d’emlyon business school, ont également apporté leur contribution au sujet.

Au cours de ce débat, plusieurs thématiques ont été abordées.
Tout d’abord le fait d’appeler la transformation du digital une révolution numérique a été questionné : ne serait-ce pas plutôt une évolution économique ? En effet, il est indéniable que le modèle économique ait évolué grâce au digital, mais selon ce point de vue, on ne peut pour autant parler d’une révolution car celle-ci est basée sur le principe de table rase, ce qui n’est pas le cas avec cette transformation du digital. De plus, trois évolutions principales ont été identifiées. Tout d’abord, la transformation du digital a eu un effet multimodal, ou effet des débouchés, car l’offre peut aujourd’hui avoir un accès direct à la demande (Uber en est un exemple). Par ailleurs, grâce à l’effet d’informations, il est facile de nos jours, d’avoir accès à tout type de savoir. Ceci est également lié au troisième effet qui est celui de l’apprentissage en ligne. Ces trois effets ont permis une nouvelle synergie entre différents secteurs d’activités qui auparavant ne s’étaient jamais touchés. Pour que cette évolution économique soit prospère, il faudrait promouvoir les relations numériques entre ces secteurs d’activités qui semblaient autrefois étrangers.

Ensuite la thématique de : « quelle prospérité ? » a été abordée. En effet, il est possible que cette révolution numérique soit synonyme de prospérité pour un certain groupe de la société uniquement. Selon ce point de vue, pour éviter « la continuation de la prospérité du vice » (Cohen), il faudrait favoriser la création de communautés autonomes où les interfaces appartiendraient à ceux qui les utilisent et qui en ont défini les usages.  
Un point de vue qui a été récurrent au cours de cette conférence, est que la révolution numérique a la possibilité d’engendrer une prospérité comme celle d’accroître les fractures sociales, territoriales et mondiales. La conséquence pourrait être catastrophique, car populisme et fanatisme pourraient triompher, menant le monde dans le chaos. Pour éviter cela, il faudrait donc organiser et soutenir la formation continue dans le but d’accompagner le mieux possible la société dans cette « révolution ». Il faudrait également parfaire la couverture haut débit de l’ensemble du territoire et donner les moyens aux collectivités territoriales d’assumer leur rôle d’aménageur numérique pour que les territoires périphériques et espaces ruraux ne soient pas davantage marginalisés par rapport aux grandes métropoles.

Finalement, les inconvénients de cette révolution numérique ont été évoqués. Tout d’abord, il a été argumenté qu’un libre accès à une fonte d’informations peut être néfaste car l’information peut être erronée et donc induire la société en erreur. De plus, l’économie collaborative qui résulte de la révolution numérique est poussée à la force de réseaux, ce qui crée un monopole malgré une soit disant libre concurrence. En outre, nous pouvons également observer une polarisation des métiers, avec une hausse des emplois très et peu qualifiés, et une baisse des emplois moyennement qualifiés. Cela contribue à l’accroissement des fractures sociales qui ont été évoquées précédemment. Enfin, la question de la confidentialité a été discutée.

Nous tenons encore à remercier tous nos invités pour leur venue et leur participation à cette conférence qui a soulevé de nombreux questionnements sur le futur de cette révolution numérique.

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