Transports et Mobilité 

Une compétence régionale exclusive  

La Région a pour compétence exclusive le développement des transports et de la mobilité. 

Auvergne-Rhône-Alpes y a consacré un budget de 1 458M € pour l’année 2020, ce qui en fait le 1er poste budgétaire de la Région. 

La région Auvergne-Rhône-Alpes est la cheffe de file de l’intermodalité à l’échelle régionale. Ses compétences en matière de transports et mobilités portent sur : 

  • Organisation et financement des services ferroviaires régionaux de voyageurs (TER) et des services routiers effectués en substitution de ceux-ci (cars Auvergne-Rhône-Alpes) ;  
  • Propriété, aménagement, entretien et gestion des infrastructures de transport de voyageurs ou de marchandises, ferrées ou guidées, non urbaines d’intérêt local ;  
  • Gestion des lignes capillaires FRET sur demande de la Région à l’État ;  
  • Construction, aménagement et exploitation des gares publiques routières de voyageurs relevant du département qui ne sont pas du ressort territorial d’une autorité organisatrice de la mobilité (AOM) ;  
  •  Responsable de l’élaboration du schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET) ;  
  • Organisation et fonctionnement des transports routiers interurbains ; 
  • Organisation et fonctionnement des transports scolaires. 

Chiffres clés  

La région Auvergne-Rhône-Alpes : 

  • 69 711 km2 soit 12.8 % de l’espace national ; 
  • 2 219 000 résidents travaillent dans une autre commune ; 
  • Un réseau d’aéroports emprunté par 12 751 847 passagers commerciaux en 2019 ; 
  • Un trafic TGV intense avec 22,4 millions de passagers au départ ou à̀ l’arrivée en 2019 ; 
  • Un réseau maillé de près de 1 700 km d’autoroutes connectées aux réseaux suisse et italien. 

Principaux enjeux  

La mobilité au quotidien est un enjeu majeur pour les 8 millions de personnes qui vivent sur le territoire d’Auvergne Rhône-Alpes. Temps de trajet, congestion des routes, sécurité dans les transports, les défis sont nombreux. De plus, la mobilité est au croisement des enjeux du développement durable : des enjeux à la fois économiques, sociaux et environnementaux. 

Principales propositions des candidats  

Voici une présentation des principales orientations des programmes des listes qui se présentent aux élections régionales de 2021 en Auvergne-Rhône-Alpes (par ordre alphabétique selon le nom de la tête de liste).  

Andréa Kotarac, « Une région qui vous protège » 

Selon la liste, la Région et la métropole doivent être au service des habitants. La liste est opposée au Lyon-Turin. Ainsi, Andréa Kotarac souhaite avant tout développer le réseau ferroviaire régional et fait de la création d’une ligne de train Lyon – Clermont-Ferrand une priorité.  

Bruno Bonnell, « #AURALP » 

En matière de transports, Bruno Bonnell énonce quatre priorités : améliorer la ligne qui relie les deux anciennes capitales régionales que sont Lyon et Clermont-Ferrand ; le trajet actuel est trop long par rapport à un trajet en voiture, 2h25 aux mieux contre 1h20 par la route. La seconde ligne prioritaire est un RER entre Lyon et Saint-Etienne qui permettrait à de nombreux jeunes couples lyonnais de devenir primo-accédants en achetant un bien immobilier à St-Etienne qui offre des prix plus accessibles, et ainsi renforcer le dynamisme de la ville. Cette ligne permettrait également de resserrer les liens entre ces deux villes qui sont complémentaires : Lyon est réputée pour son talent manufacturier et Saint-Etienne pour son talent en design ; la recherche fondamentale est un point fort de Lyon tandis que Saint-Etienne dispose de compétences en recherche appliquée, notamment en mécanique. Les autres lignes prioritaires sont le RER de l’Ouest de Lyon et la liaison Lyon-Turin. Cette dernière, Bruno Bonnell la juge essentielle pour renforcer le hub européen au cœur duquel se situe la région.   

Cécile Cukierman « Ensemble pour notre région » 

L’objectif affiché est de développer le transport ferroviaire et la gratuité des transports, en animant ce réseau par des acteurs publics, à la fois dans les métropoles et dans les villages de la Région. La première ambition est de refuser l’ouverture au privé des lignes ferroviaires. 

La liste accorde une importance majeure au droit à la mobilité. Il s’agit d’un moyen de redistribuer l’impôt et la richesse de la Région. 

Chantal Gomez « Faire entendre le camp des travailleurs »  

Concernant les transports, la liste a un maître mot : embaucher pour renforcer les services. Chantal Gomez s’exprime à ce sujet en affirmant : «Il [les transports] en manque partout. Là aussi, on peut créer des emplois en construisant des trains, de nouvelles lignes ou les rénover». 

Fabienne Grébert, « Les écologistes d’AURA » 

La liste axe son programme autour de la décarbonation des transports, processus qu’elle juge particulièrement délaissé par la Région depuis ces 6 dernières années. Cela se concrétiserais d’abord par un investissement de 1,5 milliards d’euros pour « l’amélioration du réseau et la réouverture des “petites” lignes ferroviaires ». À travers cet investissement, le projet consiste à refaire des trains une priorité en les rendant accessibles à tous et à toutes, en s’engageant pour les trains de nuits tout en abandonnant le projet Lyon-Turin, en transformant les gares en véritables lieux de vie et en les connectant aux autres modes de transports. Cette intermodalité passera par un plan vélo de 600 millions d’euros qui visera entre-autre à créer 640 km de voies vertes et 75 nouveaux parking relais. Au niveau routier, les transports scolaires seront rendus gratuits sur l’ensemble de la Région et les projets routiers dits « climaticides » seront stoppés (référence à la RN 88 par exemple). 

Farid Omeir, « Agir pour ne plus subir » 

Pour la liste la priorité est de renforcer le maillage aussi bien en trains qu’en autocars afin de desservir l’ensemble du territoire. Cela relève pour Farid Omeir d’une question d’éthique et d’égalité afin de permettre à tous les usagers de se déplacer dans les meilleures conditions. C’est évidemment une question d’écologie qui nécessite, bien au contraire de ce qui a été fait jusque-là, d’un réel investissement de la part de la Région.  

Laurent Wauquiez, « La Région avec toutes ses forces » 

Laurent Wauquiez a commandé une étude menée par un cabinet d’ingénieurs indépendants sur le projet de création d’un « RER à la lyonnaise » dont le monde politique parle depuis des années, et les résultats semblent être encourageants. Ce RER serait « la certitude d’avoir un TER tous les quarts d’heure en période de pointe et des horaires amplifiés : tôt le matin et tard le soir ». Cependant, selon lui ce projet ne saurait aboutir sans la rénovation du cœur du système : la gare de la Part-Dieu. Ce chantier a été lancé durant son mandat, et il aboutira sur la création d’une nouvelle voie afin d’augmenter le nombre de trains, notamment vers l’Ouest Lyonnais.  De plus, il souhaiterait rouvrir des gares dans le Sud Lyonnais afin de lutter contre l’isolation de certains villages de la Région. 

Najat Vallaud-Belkacem, « L’Alternative » 

Najat Vallaud-Belkacem souhaite bénéficier de la situation géographique de la région Auvergne-Rhône-Alpes puisque c’est une très grande région européenne. L’Alternative compte sur l’obtention de crédits de l’Union Européenne sur des grands sujets d’avenir comme la valorisation de l’axe Lyon-Turin qui est un atout pour la Région. Réduire les durées de transport entre Lyon et Annecy ou Lyon et Chambéry est également indispensable. 

Le souhait de Najat Vallaud-Belkacem est d’investir massivement dans le train : un RER autour de Lyon, de grands axes nouveaux entre les villes, et le retour de petites lignes qui n’auraient pas dû fermer, avec une tarification sociale pour tous, et de la place pour les vélos. Par ailleurs, une autre idée de l’Alternative est de créer un réseau de 1 000 voitures électriques avec chauffeurs pour les trajets du quotidien, à petit coût, en toute simplicité, et en toute sécurité. 

Shella Gill, « Union essentielle »  

Pour « Union Essentielle », il faut absolument favoriser les transports en commun dans toutes nos villes et nos communes. Les plus petits villages doivent être très bien desservis pour minimiser la circulation des voitures individuelles. 

Sources : 

Categories:

Tags:

Comments are closed