Économie et Innovation

Une compétence régionale exclusive  

La Région a pour compétence exclusive le développement économique et l’innovation. 

Auvergne-Rhône-Alpes y a consacré un budget de 322M € pour l’année 2020, ce qui en fait le 5ème poste budgétaire de la Région. 

Ses compétences en matière de développement économique portent sur : 

  • L’élaboration d’un schéma régional de développement économique et d’internationalisation (SRDE-II) qui inclut les aides aux entreprises, le soutien à l’internationalisation, les aides à l’investissement immobilier et à l’innovation des entreprises ; 
  • La gestion des aides générales (subventions, prêts, etc.) pour la création d’entreprise, le développement d’activités économiques ou les entreprises en difficultés ; 
  • La participation à l’animation des pôles de compétitivité.   

Chiffres clés  

La région Auvergne-Rhône-Alpes : 

  • Représente un PIB de 270 milliards € ce représente 11.5% du PIB de la France et en fait la 2ème région la plus riche du pays ; 
  • Est la 2ème région la plus innovante et concentre une trentaine de pôles de compétitivité et de clusters. 

Principaux enjeux  

Les enjeux en termes d’économie et d’innovation pour la région Auvergne-Rhône-Alpes sont nombreux.  

En effet, la crise sanitaire de la covid-19 ainsi que les nombreux épisodes de confinement ont profondément entaché l’économie. Ainsi, les années à venir vont être cruciales et il est primordial de mettre en place un plan de relance efficace et durable. Quels dispositifs d’aide mettre en place afin de relancer l’économie et venir en aide aux entreprises en difficultés suite à la crise sanitaire mondiale ?  

Avec 160,9 millions de nuitées touristiques comptabilisées en 2019 pour 21 milliards d’euros de consommation touristique estimée, Auvergne-Rhône-Alpes est la 2ème région touristique de France derrière l’Ile-de-France. L’activité touristique a généré 181 200 emplois salariés directement liés aux activités touristiques. De ce fait, il est essentiel de prévoir un plan de relance et de préparer la Région à la reprise de l’activité touristique.  

Par ailleurs la relocalisation des entreprises est un phénomène de plus en plus présent et soulève de nombreux enjeux.  

Principales propositions des candidats  

Voici une présentation des principales orientations des programmes des listes qui se présentent aux élections régionales de 2021 en Auvergne-Rhône-Alpes (par ordre alphabétique selon le nom de la tête de liste).  

Andréa Kotarac, « Une région qui vous protège » 

Sur le plan économique, le localisme est l’idéologie qui guide la liste d’Andréa Kotarac. Cela consiste notamment à soutenir les industries de la Région ce qui est une promesse majeure du RN. La sauvegarde des emplois et des filières d’excellence notamment en milieux ruraux est une des priorités. Le RN a d’ores et déjà défendu bec et ongles au Conseil Régional le sort de Ferropem, l’un des premiers producteurs mondiaux de Silicium métal menacé de fermeture. Le développement économique des territoires et le soutien aux filières locales est une priorité de la liste. L’accent est mis sur l’allègement des charges administratives afin de faciliter la vie des agriculteurs et artisans mais aussi sur le tourisme qui constitue de l’emploi non délocalisable par excellence. 

Bruno Bonnell, « #AURALP » 

Selon Bruno Bonnell, le développement économique de la région passe par la relance de l’économie locale, en encourageant les habitants de la Région à consommer des produits et des services locaux. À cet égard, il prévoit d’offrir un chèque de 50 euros pour chaque foyer pour les loisirs, la restauration ou l’hébergement, ce qui représente un budget total de 100 millions d’euros. Concernant le soutien aux entreprises, Bruno Bonnell souligne l’importance de les aider à exporter à l’échelle de l’Europe puis à l’international, par le biais d’une plateforme d’aide, par exemple. Il s’agit également de les soutenir dans le cadre de la relance de la Région, notamment les entreprises industrielles qui sont mises en difficulté face à la hausse des prix des matières premières pendant la crise de la covid-19.  

Cécile Cukierman « Ensemble pour notre région » 

Pour le moment, nous n’avons pas connaissance du programme de cette liste concernant l’économie et l’innovation. Nous viendrons compléter cette section, si de nouvelles informations sont dévoilées.  

Chantal Gomez « Faire entendre le camp des travailleurs »  

Chantal Gomez déclarait durant une conférence de presse : “Ce système capitaliste a fait son temps et les travailleurs ont montré pendant cette pandémie qu’ils étaient capables de gérer la société, de faire marcher l’économie. […] Je souhaite me passer de cette classe de grands bourgeois, parasites, qui conduisent le monde dans un mur“. Ainsi, selon elle l’économie et les entreprises doivent être contrôlées par les salariés.  

Fabienne Grébert, « Les écologistes d’AURA » 

La liste souhaite rompre avec la tradition néolibérale que la coalition juge inadaptée à une transition écologique et à la prise en compte des limites planétaires et du développement humain. En se basant sur l’économie circulaire, sociale et solidaire, le développement de nouvelles filières et de nouveaux procédés industriels, les écologistes souhaitent relocaliser l’économie de la Région afin notamment de créer de nouveaux emplois. Par exemple, la création d’une filière Photovoltaïque d’excellence européenne est avancée afin d’exploiter les atouts économiques et scientifiques de la Région. Leur action se caractérisera aussi par une reconversion des sites industriels en difficulté. Quoiqu’il en soit, dans tous ces nouveaux projets l’accent sera mis sur l’importance de leur cohérence avec la transition énergétique ce qui passera notamment par un conditionnement des aides régionales au respect de l’Accord de Paris et à des critères sociaux. 

Farid Omeir, « Agir pour ne plus subir » 

Pour le moment, nous n’avons pas connaissance du programme de cette liste concernant l’économie et l’innovation. Nous viendrons compléter cette section, si de nouvelles informations sont dévoilées.  

Laurent Wauquiez, « La Région avec toutes ses forces » 

C’est dans l’entreprise de Rocle que Laurent Wauquiez a décidé de faire son discours de candidature le 11 mai dernier car elle porte pour lui la fierté de la création bleu blanc rouge en Auvergne-Rhône-Alpes. Et en effet, la relocalisation est le troisième grand axe du programme du candidat avec un plan massif d’accompagnement. 

Mais afin de soutenir les entreprises, il dit également avoir simplifié “la paperasse administrative” en créant des dossiers de moins de cinq pages pour les dispositifs régionaux chaque fois que cela était possible. Il affirme que l’Auvergne Rhône-Alpes est la région la mieux “gérée de France”. Ainsi, au cours de son mandat il a lancé un grand plan de lutte contre le gaspillage qui s’est par exemple concrétisé à travers la baisse de 10 % des indemnités des élus et des jours de congés de 29 à 25 jours, ou encore l’augmentation du temps de travail. Mais désormais, dans un monde post-covid, il compte surtout sur l’effet de levier pour relancer l’économie, sans pour autant augmenter le déficit pour les générations futures. Pour se faire, il compte sur le “protectionnisme régional” et la fierté industrielle locale. 

Najat Vallaud-Belkacem, « L’Alternative » 

Tout d’abord, la liste l’Alternative propose un nouveau modèle pour la reprise basée sur les entreprises : un milliard d’euros sera investi dans les entreprises en créant le Fonds Impact Avenir si Najat Vallaud-Belkacem est élue. Par ailleurs, elle souhaite que la Région entre au capital des entreprises. Elle voudrait également que les aides aux entreprises soient conditionnées à l’emploi, à la décarbonation de la production, à la préservation de l’environnement, mais aussi à la plus-value sociale. Les subventions régionales financeront l’économie réelle et responsable et la transition écologique. 

Ensuite, concernant la relance pour les jeunes de 18 à 30 ans, le programme de l’Alternative prévoit que la Région se porte garante de leur premier emploi et prenne en charge la formation, le logement, et le déplacement. En outre, l’Alternative souhaite promouvoir une génération de jeunes entrepreneurs en leur accordant un prêt à taux zéro pouvant aller jusqu’à 50 000€. 

De plus, Najat Vallaud-Belkacem souhaite bénéficier de la situation géographique de la région Auvergne-Rhône-Alpes puisque c’est une très grande région européenne. L’Alternative compte sur l’obtention de crédits de l’Union Européenne sur des grands sujets d’avenir comme la valorisation de l’axe Lyon-Turin qui est un atout pour la Région. Réduire les durées de transport entre Lyon et Annecy ou Lyon et Chambéry est également indispensable. 

Enfin, d’autres projets visant à faciliter l’accès à la formation ou à la propriété immobilière sont au cœur de l’alternative économique. 

Shella Gill, « Union essentielle »  

La liste co-construit ses solutions afin de relancer l’économie. La candidate affirme lors d’une interview : « Lorsque nous nous [la liste] sommes créés, des centaines de personnes se sont regroupées spontanément et on a eu pratiquement 500 retours. On n’a pas laissé ces personnes sur le bord de la route ; des groupes de travail et de réflexion se sont créés pour proposer des axes d’actions au niveau des conseillers régionaux. Ces groupes de travail nous indiquent, au fur et à mesure, les manquements sur le terrain et ce qui est nécessaire de faire pour répondre aux besoins concrets des citoyens. On réfléchit ensemble et on trouve des solutions ». 

Sources : 

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