Bruno Bonnell

Quand vous avez l’occasion de candidater pour LE poste de la République que vous considérez comme le plus intéressant pour le profil que je suis, c’est-à-dire un politique hybride, ayant été pendant 35 ans dans la société civile et pendant 5 ans au service du bien commun, cela ne se refuse pas. Comme je crois qu’il faut donner une dynamique nouvelle à cette région, je saisis l’occasion qui m’est proposée d’être le candidat de la majorité présidentielle pour cette charge de région”. 

Bruno Bonnell

Né en 1958 à Alger, Bruno Bonnell y passe une partie de son enfance, avant de s’installer à Lyon. Il dispose d’une double formation d’ingénieur et commercial, diplômé de l’ESCIL (l’actuelle CPE) en 1981, puis de l’Université Paris-Dauphine l’année suivante. Il débute sa carrière en tant qu’ingénieur technico-commercial, avant de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale dans le numérique en cofondant Infogrammes en 1983, une société de jeux vidéo prometteuse. Il participe également à la création d’Infonie en 1995, l’un des premiers fournisseurs d’accès à Internet en France. En 2006, il rachète la société Robopolis, une entreprise de robotique villeurbannaise. Poursuivant sa lancée sur ce terrain, en 2011 et 2013, il crée AWAbot, une plateforme de robotique et Robolution Capital, le premier fonds européen consacré à la robotique de service. À partir de 2012, sous la présidence de François Hollande, il participe à une mission gouvernementale : Nicole Bricq, alors ministre du Commerce extérieur, nomme Bruno Bonnell fédérateur à l’export de la famille des produits « Mieux communiquer ». Il s’agit de coordonner les opérations commerciales internationales de différentes entreprises françaises du numérique, de l’image et de la télécommunication. Parallèlement, en 2013, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, lui adresse la mission de concevoir et mettre en œuvre le plan « France Robot Initiative » (un des 34 plans pour la Nouvelle France industrielle), dont l’objectif est de présenter la robotique comme un secteur de développement économique stratégique pour la France. En 2017, élu député LREM dans la sixième circonscription du Rhône, Bruno Bonnell fait ses premiers pas en politique. À l’assemblée, il est membre de la « Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire » et participe à plusieurs groupes d’études, notamment l’« Économie du numérique de la donnée, de la connaissance et de l’intelligence artificielle », dont il est vice-président et l’« Attractivité de la France – export – investissement – compétitivité ». En 2021, il est candidat de la majorité présidentielle aux élections régionales d’Auvergne-Rhône-Alpes, à la tête de la liste « AURALP ».

Grandes lignes du Programme de la Liste « AURALP »

« La région mérite mieux ! »

La liste AURALP rassemble six partis formant la majorité présidentielle à savoir : La République En Marche (LREM), le Mouvement Démocrate (MoDem), Agir, Territoires de progrès, En commun et le Mouvement Radical (MRSL) sous la houlette de Bruno Bonnell, actuellement député LREM à l’Assemblée nationale pour la sixième circonscription du Rhône. Avec la volonté de s’inscrire dans une dynamique politique nouvelle, 55% des membres de la liste s’engagent pour la première fois en politique.

AURALP, est un nom succinct pour illustrer l’ambition de créer une identité régionale commune à tous les habitants d’Auvergne-Rhône-Alpes. Bruno Bonnell souhaite donner un nouveau nom aux habitants de la Région, et les appeler « Auralpins et Auralpines » car selon lui, « le grand ratage de la région jusqu’à présent, c’est qu’il n’y a pas d’identité ». Il déplore le fait que les deux anciennes régions, l’Auvergne et Rhône-Alpes, ne soient pas davantage reliées. C’est pour cela qu’il souhaite avant tout « jouer collectif et réunir la région […] donner un supplément d’âme, une vision pour cette région ».  

Le programme de la liste se décline en trois temps : 30 jours, 30 mois et 30 ans. D’abord un plan en 30 jours, pour relancer la Région face aux conséquences de la crise covid-19, dès le lendemain des élections, notamment en encourageant le tourisme pour ainsi stimuler l’économie locale. Ensuite un plan en 30 mois, pour réaliser un bilan des résultats obtenus à mi-mandat. Enfin, un plan en 30 ans pour penser des projets de grande envergure sur le long terme, notamment ceux portant sur l’économie, le civisme et la formation.

La culture

Avec la formation, la culture fait partie des deux priorités du programme de Bruno Bonnell qui déclare : « je veux que la culture soit au cœur du développement de la région ». Ce dernier prévoit de faire du savoir, de la culture et de la formation sa première vice-présidence et de leur accorder le premier budget de la Région. Bruno Bonnell souhaite développer un maillage des acteurs culturels afin de développer une dynamique culturelle régionale et surtout leur laisser le plus de liberté possible. Il souligne que le monde de la culture est essentiel dans la construction d’une identité du territoire. Il souhaite soutenir la culture, attirer de nouveaux talents et inviter les jeunes à découvrir cette culture grâce à des investissements massifs dans la création artistique et culturelle.  

La sécurité

Certes, l’installation de caméras de surveillance et le déploiement de policiers supplémentaires sont des mesures efficaces, mais Bruno Bonnell souhaite avant tout résoudre le problème à la racine. Selon lui, l’insécurité prend sa source dans une dégradation du civisme et c’est pour cette raison qu’il souhaite mettre en place un service universel obligatoire pour tous les lycéens dès 2023. Placer des portiques à l’entrée des lycées n’est pas efficace et crée une atmosphère anxiogène. Si le rôle des lycées est de transmettre de la connaissance aux élèves, celui de la Région est de leur apprendre les bases du civisme, notamment en leur inculquant les valeurs de la nation et le respect.

Les lycées

Comme mentionné plus haut, Bruno Bonnell souhaite mettre en place un service universel pour tous les lycéens de 16 ans, ce qui représente 100 000 étudiants. Pendant 3 à 6 mois, ces derniers seront invités à dialoguer, apprendre des choses ensemble, découvrir la mixité notamment en faisant se rencontrer les urbains et les ruraux, les habitants du Sud de la Région et ceux du Nord, afin de développer le respect et la compréhension. Toujours dans la même perspective de façonner le civisme, il souhaite également engager trois plans de prévention et de sensibilisation dans les lycées : un plan dédié aux addictions de toutes formes (drogues, alcools, écrans, etc.), un plan sur les maladies sexuellement transmissibles et un plan sur le respect de la femme. Enfin, Bruno Bonnell désire faire d’Auvergne-Rhône-Alpes la première place apprenante d’Europe, en recensant les milliers d’écoles de la Région et en organisant un maillage.

Les transports

En matière de transports, Bruno Bonnell énonce quatre priorités : améliorer la ligne qui relie les deux anciennes capitales régionales que sont Lyon et Clermont-Ferrand; le trajet actuel est trop long par rapport à un trajet en voiture, 2h25 au mieux contre 1h20 par la route. La seconde ligne prioritaire est un RER entre Lyon et Saint-Etienne qui permettrait à de nombreux jeunes couples lyonnais de devenir primo-accédants en achetant un bien immobilier à St-Etienne qui offre des prix plus accessibles, et ainsi renforcer le dynamisme de la ville. Cette ligne permettrait également de resserrer les liens entre ces deux villes qui sont complémentaires : Lyon est réputée pour son talent manufacturier et Saint-Etienne pour son talent en design ; la recherche fondamentale est un point fort de Lyon tandis que Saint-Etienne dispose de compétences en recherche appliquée, notamment en mécanique. Les autres lignes prioritaires sont le RER de l’Ouest de Lyon et la liaison Lyon-Turin. Cette dernière, Bruno Bonnell la juge essentielle pour renforcer le hub européen au cœur duquel se situe la Région. 

Le développement économique

Selon Bruno Bonnell, le développement économique de la Région passe par la relance de l’économie locale, en encourageant les habitants de la Région à consommer des produits et des services locaux. À cet égard, il prévoit d’offrir un chèque de 50 euros pour chaque foyer pour les loisirs, la restauration ou l’hébergement, ce qui représente un budget total de 100 millions d’euros. Concernant le soutien aux entreprises, Bruno Bonnell souligne l’importance de les aider à exporter à l’échelle de l’Europe puis à l’international, par le biais d’une plateforme d’aide, par exemple. Il s’agit également de les soutenir dans le cadre de la relance de la Région, notamment les entreprises industrielles qui sont mises en difficulté face à la hausse des prix des matières premières pendant la crise du covid-19.

L’aménagement du territoire

Le maillage du territoire par la 4G et la 5G est une nécessité selon Bruno Bonnell qui affirme que « les autoroutes de l’information, ce sont les autoroutes du désenclavement de demain ». Un autre axe de l’aménagement du territoire est de favoriser l’installation de familles dans les villages de montagne et de les développer, dans la cadre d’un plan de transformation de la montagne. Ce dernier inclut le recours à la neige de culture afin de soutenir l’exploitation des remontées mécaniques, la mise en place d’un tourisme quatre saisons, la construction de bassins d’altitude pour créer de la neige artificielle mais aussi pallier le manque d’eau auquel seront confrontés les villages avec les effets du réchauffement climatique. 

L’écologie

Bruno Bonnell prévoit d’accorder un budget de plusieurs milliards d’euros à la transition écologique, car il estime qu’il s’agit d’une « transition de société ». L’écologie est un pilier important et c’est pour cette raison qu’il ne doit pas être traité à part mais envisagé dans chaque politique mise en œuvre. Par exemple, en insufflant une conscience écologique aux lycéens lors du service universel ou en pensant aux impacts écologiques lors du plan d’aide à la montagne…etc. Bruno Bonnell souhaite notamment développer les transports ferroviaires afin d’améliorer la qualité de l’air dans les villes et réduire les embouteillages ainsi que créer des zones à faibles émissions.

Le social

Bruno Bonnell entend revaloriser trois métiers en élevant leur rémunération au SMIC : les auxiliaires de vie sociale qui ne gagnent que 700€ par mois, les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) et les accompagnateurs périscolaires.

L’Europe

L’Europe doit avoir sa place dans la Région, c’est pour cela que Bruno Bonnell s’engage à s’entourer d’un vice-président Europe chargé de développer les liens entre l’Europe et la région Auvergne-Rhône-Alpes, un véritable ambassadeur pour étendre l’activité de la Région à l’échelle de l’Europe. Dans la même perspective, le développement de la ligne Lyon-Turin permettrait de renforcer les relations avec l’Europe.

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